Cinq élèves germanistes du lycée Paul-Émile Victor de Champagnole participent actuellement à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes dans le cadre d’un atelier franco-allemand de formation à la critique de cinéma organisé avec l’Office franco-allemand pour la jeunesse. *
Ce dispositif réunit vingt lycéens français et allemands issus d’établissements scolaires autour de projections et d’ateliers d’écriture destinés à favoriser les échanges interculturels et sensibiliser les jeunes au cinéma. Les élèves jurassiens sont accompagnés par leur professeure d’allemand Alexandra Roche.
Le SC Villers-le-Lac disputera ce lundi 25 mai, à 16 heures, la finale de la Coupe Crédit Mutuel face à Bavilliers, au stade Bonal de Sochaux. Un événement exceptionnel pour le club doubiste qui n’avait encore jamais atteint ce stade de la compétition dans cette enceinte mythique du football régional et national. Pour Benjamin Chatelain, vice-président sportif du club, cette qualification représente bien plus qu’un simple parcours sportif. « C’est une fierté énorme pour tout le club, les joueurs, les familles et tous les bénévoles qui s’investissent depuis des années », explique-t-il.
L'interview de la rédaction : Benjamin Chatelain, vice-président sportif du SC Villers-le-Lac
Un club familial profondément ancré localement
Le SC Villers-le-Lac compte cette saison près de 280 licenciés et évolue actuellement en Départemental 2. Le club revendique avant tout une identité familiale et locale, avec une équipe première composée en grande majorité de joueurs issus de la commune. « Tous les joueurs résident à Villers-le-Lac et la plupart ont été formés ici ou ont joué dans les équipes de jeunes du club », souligne Benjamin Chatelain. Une stabilité qui contribue aujourd’hui à la solidité du groupe et à l’attachement des habitants à cette équipe.
Une mobilisation générale autour de la finale
À quelques jours du rendez-vous, l’ambiance est jugée excellente au sein du collectif. « Le groupe vit bien. Tout le club est mobilisé pour cette finale », assure le vice-président. Même si Bavilliers partira avec l’étiquette de favori en tant que futur pensionnaire de Régional 3, Villers-le-Lac entend jouer pleinement sa chance. « On n’y va pas pour rien. On va jouer cette finale pour la gagner », prévient-il. Le club a d’ailleurs choisi de conserver une préparation classique, avec le même rythme d’entraînement que durant la saison, tout en ménageant les joueurs afin d’aborder cette échéance dans les meilleures conditions.
Plus de 200 supporters attendus à Sochaux
L’engouement populaire autour de cette finale est déjà très important. Le club a organisé plusieurs déplacements en bus pour permettre aux supporters d’assister à la rencontre. Les deux premiers bus ont rapidement affiché complet et un troisième est en passe de l’être également. Au total, près de 210 supporters devraient effectuer le déplacement en bus, sans compter les nombreux habitants qui rejoindront Sochaux par leurs propres moyens. « Le douzième homme sera là et va nous pousser », se réjouit Benjamin Chatelain.
L'interview de la rédaction : Benjamin Chatelain, vice-président sportif du SC Villers-le-Lac

L’émotion particulière du stade Bonal
Le choix du stade Bonal donne également une dimension supplémentaire à cette finale. Plusieurs joueurs du SC Villers-le-Lac avaient assisté quelques jours plus tôt à la montée du FC Sochaux-Montbéliard en Ligue 2 dans cette même enceinte. « Ça donne encore un peu plus de poids à cette finale », reconnaît le dirigeant du club doubiste.
Le coup d’envoi de cette finale de Coupe Crédit Mutuel sera donné lundi 25 mai à 16 heures au stade Bonal de Sochaux. L’ouverture de la billetterie est prévue dès 14 heures sur place.
Le feuilleton politique autour de Franck Bernard a connu son dénouement ce jeudi matin. Le maire de Chevroz a annoncé sa démission de son poste de 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, ainsi que son retrait de délégation, après la polémique provoquée par des publications relayées sur un compte Facebook anonyme dont il était l’auteur. Ce matin, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, avait demandé à l’élu de « prendre ses responsabilités » à l’issue du conseil communautaire particulièrement tendu de jeudi soir. « Ce vendredi, le président de l’agglomération a reçu un SMS de Franck Bernard officialisant sa décision de quitter l’exécutif communautaire » nous certifie-t-o,n à Grand Besançon Métropole. Un communiqué de presse doit être envoyé aux rédaction.
Des révélations qui ont fragilisé l’exécutif
Depuis plusieurs jours, la polémique ne cessait de prendre de l’ampleur après les révélations de Mediapart et du média local Le Ch’ni concernant des publications jugées racistes, islamophobes et haineuses diffusées via un compte anonyme attribué à l’élu proche du Rassemblement national. Cette affaire a profondément secoué la majorité communautaire et placé l’exécutif sous forte pression politique. Lors du conseil communautaire de jeudi soir, plusieurs élus avaient publiquement demandé le départ du vice-président dans un climat particulièrement tendu. Les explications apportées par Franck Bernard avaient alors suscité de vives réactions dans l’assemblée.
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
Séverine Véziès : « Il n’avait pas d’autre choix »
Parmi les premières réactions politiques ce jeudi matin, l’élue bisontine de La France insoumise, Séverine Véziès, a salué « la fin de cet épisode », tout en estimant que cette situation aurait pu être évitée bien plus tôt. « Dès le 20 avril, lors du conseil communautaire d’installation, nous avions dénoncé sa candidature », rappelle-t-elle. Selon l’élue insoumise, « il est hors de question qu’un élu du Rassemblement national siège au sein de l’exécutif de GBM ». Mme Véziès considère également que Ludovic Fagaut « n’avait pas d’autre choix » face à « une pression devenue beaucoup trop forte ». Tout en saluant le retrait de Franck Bernard, elle critique le soutien initial apporté à sa candidature : « Ce caillou dans la chaussure, c’est lui-même qui se l’est mis ".
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
« Attention à la banalisation de l’extrême droite »
Séverine Véziès souligne également le rôle joué par les révélations médiatiques dans ce dénouement. « Je salue le travail d’investigation mené », explique-t-elle, estimant que cette affaire doit servir « d’alerte contre la banalisation de l’extrême droite ». L’élue insoumise estime que les publications reprochées à Franck Bernard ne sont pas une surprise au regard de son engagement politique. « Derrière le vernis, on retrouve le vrai visage du Rassemblement national », affirme-t-elle, dénonçant « un fonds de commerce raciste, islamophobe, homophobe et sexiste ». Elle appelle enfin les élus et les citoyens à « rester vigilants » face à la progression des idées d’extrême droite dans les institutions locales.
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
La commune de Charquemont accueillera ce samedi 23 mai une grande journée consacrée à la nature et à la protection du vivant. Organisée dans le cadre de la Fête nationale de la nature, cette manifestation se déroulera de 10 heures à 18 heures sur la place de la mairie et réunira de nombreuses associations environnementales du territoire. À l’origine de cette initiative, la délégation doubiste de l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages. Reconnue d’utilité publique, l’association œuvre depuis plusieurs décennies pour la défense de la faune sauvage. Dans le Doubs, elle est notamment engagée depuis plusieurs années dans la protection du chamois. « Protéger la nature, c’est préserver notre avenir à tous », résume Jean Chapuis, délégué de l’ASPAS dans le Doubs. Pour lui, cette journée doit permettre de sensibiliser le public aux enjeux environnementaux actuels et de favoriser les échanges avec les habitants.
Une quinzaine d’associations mobilisées
Tout au long de la journée, les visiteurs pourront rencontrer une quinzaine d’associations et d’acteurs locaux engagés dans la défense de l’environnement et de la biodiversité. Parmi eux figurent notamment Focus Nature, organisateur du festival photographique “Maîche avec la nature”, le Centre Athénas, le Pôle Grands Prédateurs ou encore les Gazouillis du Plateau de Charquemont. Des stands d’information, des échanges avec les bénévoles, des expositions photographiques ainsi que des projections de films seront proposés au public. Certaines animations se dérouleront également dans la salle de la mairie située à proximité de la place principale. La commune de Charquemont soutient pleinement l’événement et offrira un vin d’honneur entre midi et 13 heures.
L'interview de la rédaction : Jean Chapuis
La question de la chasse au cœur des préoccupations
Au-delà de l’aspect festif et pédagogique, cette journée sera aussi l’occasion pour les associations présentes d’alerter sur certaines pratiques qu’elles dénoncent depuis plusieurs années, notamment autour de la chasse des grands ongulés dans le massif jurassien. L’ASPAS critique ouvertement les prélèvements de chamois et de chevreuils dans le Doubs, estimant que les niveaux actuels de chasse ne sont plus compatibles avec une véritable politique de préservation de la biodiversité. « Il faut que cette fête de la nature soit réellement une fête de la nature et non une guerre à la nature », insiste Jean Chapuis, qui appelle à une prise de conscience collective autour de la protection du vivant.
L'interview de la rédaction : Jean Chapuis
À travers cette première édition organisée à Charquemont, les associations espèrent surtout créer un moment de dialogue avec le grand public autour des grands enjeux environnementaux qui traversent aujourd’hui le Haut-Doubs et le massif jurassien.
L’affaire Franck Bernard continue de secouer Grand Besançon Métropole. Après les révélations publiées par Mediapart et le média local « Le Chni » autour de publications diffusées sur un compte Facebook attribué au vice-président de l’agglomération, les appels à sa démission se multiplient dans la classe politique locale.
Maire de Chevroz et 15e vice-président de Grand Besançon Métropole depuis avril dernier, Franck Bernard ne cache pas sa proximité avec les idées du Rassemblement national. Mais les contenus relayés sur ce compte Facebook — évoquant notamment des publications anti-LGBT, des références au QI des populations africaines ou encore des propos jugés discriminatoires — ont provoqué une vive onde de choc dans l’exécutif communautaire.
Jean-Sébastien Leuba réclame son départ
Parmi les voix les plus offensives figure désormais le socialiste Jean-Sébastien Leuba. L’élu estime que Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement. « En tant que président de l’agglomération, Ludovic Fagaut aurait dû annoncer son retrait de délégation », affirme-t-il, dénonçant les hésitations de l’exécutif face à une situation qu’il juge incompatible avec les valeurs de l’institution. L’élu socialiste reproche notamment au président de Grand Besançon Métropole d’avoir laissé Franck Bernard s’exprimer longuement en séance avant toute prise de position claire. « Une fois que cet élu assume ses propos, nécessairement, Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement », insiste-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Des propos jugés incompatibles avec les valeurs républicaines
Jean-Sébastien Leuba évoque des contenus « insidieux » et « dangereux » pour le débat public. Il cite notamment des publications concernant les familles LGBT ou des références à Richard Lynn, psychologue britannique régulièrement accusé de théories racistes et eugénistes. « Le racisme n’est pas une opinion », martèle l’élu socialiste, qui estime que ces publications alimentent des discours de division dans la société française. L’opposition rappelle également l’existence de la charte des élus adoptée par Grand Besançon Métropole en 2018. Ce document rappelle les principes d’exercice des mandats locaux autour des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de dignité et d’intégrité. Selon Jean-Sébastien Leuba, Franck Bernard ne respecterait plus aujourd’hui ces engagements. « On lui demande de démissionner, il ne l’a pas souhaité. Monsieur Fagaut ne lui a même pas demandé de démissionner », regrette-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Une majorité fragilisée
Au sein même de l’agglomération, la situation semble évoluer rapidement. Plusieurs élus communautaires, jusque-là plus prudents, s’interrogent désormais ouvertement sur le maintien de Franck Bernard au sein de l’exécutif. Durant le conseil communautaire, Ludovic Fagaut a indiqué vouloir consulter les services juridiques avant toute décision. Une position jugée trop attentiste par l’opposition. Jean-Sébastien Leuba estime au contraire que des mesures immédiates étaient possibles. « Ludovic Fagaut peut très bien prendre un arrêté dès aujourd’hui », affirme-t-il, évoquant également la possibilité d’un signalement au titre de l’article 40.
Une crise politique désormais ouverte
Cette affaire dépasse désormais largement le seul cas personnel de Franck Bernard. Elle révèle les profondes fractures politiques apparues depuis l’arrivée de la nouvelle majorité de droite à la tête de Grand Besançon Métropole. L’élection, en avril dernier, d’un élu assumant sa proximité avec le Rassemblement national au sein du bureau exécutif avait déjà provoqué une forte polémique. Les révélations de ces derniers jours amplifient encore la pression sur l’exécutif communautaire.
Alors que certains vice-présidents auraient menacé de quitter leurs fonctions en cas d’inaction, Ludovic Fagaut se retrouve désormais confronté à un choix politique délicat : préserver l’équilibre de sa majorité ou écarter un élu devenu hautement controversé. Dans les prochains jours, la décision du président de Grand Besançon Métropole pourrait avoir des conséquences importantes sur la cohésion de l’exécutif et sur le climat politique de l’agglomération bisontine.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Le maire de Pontarlier, Patrick Comte, a été élu ce jeudi soir président du Pays du Haut-Doubs. Seul candidat en lice pour succéder à Patrick Genre, l’édile pontissalien prend désormais la tête de cette structure de coopération territoriale qui fédère plusieurs intercommunalités du secteur du Haut-Doubs. Cette élection intervient dans un contexte politique particulier pour le nouveau maire de Pontarlier. Élu largement lors des municipales de mars dernier après près de trente années de gouvernance de Patrick Genre, Patrick Comte n’avait toutefois pas réussi à obtenir la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, finalement remportée par Nicolas Barbe. Un revers politique qui avait surpris dans la capitale du Haut-Doubs, alors même que le nouveau maire venait de décrocher une victoire nette aux élections municipales. Avec cette présidence du Pays du Haut-Doubs, Patrick Comte retrouve donc une place stratégique dans l’organisation territoriale locale et s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur Patrick Genre, qui occupait cette fonction jusqu’à présent.
Un outil de coordination à l’échelle du Haut-Doubs
Le Pays du Haut-Doubs, aujourd’hui constitué sous la forme d’un syndicat mixte, regroupe plusieurs communautés de communes du territoire. Il rassemble notamment :
Le syndicat joue un rôle important de coordination territoriale autour des grandes orientations d’aménagement et de développement du Haut-Doubs. Il intervient notamment sur les questions de planification territoriale, de développement local et de Schéma de cohérence territoriale (SCoT). Le Pays du Haut-Doubs constitue ainsi un espace de dialogue entre collectivités autour des grands enjeux du territoire : urbanisme, mobilité, développement économique, habitat, environnement ou encore équilibre entre espaces urbains et ruraux.
Une continuité avec l’ère Genre
L’élection de Patrick Comte s’inscrit également dans une forme de continuité politique avec l’ancienne gouvernance pontissalienne. Patrick Genre, figure incontournable de la vie politique locale pendant près de trois décennies, présidait jusqu’ici le Pays du Haut-Doubs. Même si Patrick Comte avait construit sa campagne municipale autour d’une idée de « renouveau » à Pontarlier, il hérite aujourd’hui d’un outil territorial historiquement structuré par son prédécesseur.
Cette nouvelle responsabilité pourrait permettre au maire de Pontarlier de renforcer son poids politique à l’échelle du Haut-Doubs après les tensions apparues lors de l’élection à la présidence du Grand Pontarlier. Elle lui offre également une position centrale dans les discussions à venir sur les grands projets structurants du territoire.
Dans un Haut-Doubs confronté aux enjeux de mobilité, de logement, d’attractivité économique et de transition environnementale, la présidence du Pays du Haut-Doubs demeure un poste stratégique, souvent discret médiatiquement, mais influent dans les équilibres politiques locaux.
Le climat reste particulièrement tendu à Grand Besançon Métropole. Lors du conseil communautaire de ce jeudi 21 mai, l’affaire Franck Bernard s’est imposée au cœur des débats politiques, quelques jours après les révélations de Mediapart sur des publications Facebook attribuées au vice-président de l’agglomération. Même si le dossier ne figurait pas officiellement à l’ordre du jour, les échanges ont largement été dominés par les interrogations autour du maintien de l’élu au sein de l’exécutif communautaire. Élu en avril dernier 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, Franck Bernard, maire de Chevroz et identifié comme proche du Rassemblement national, cristallise depuis plusieurs semaines les tensions au sein de la nouvelle majorité conduite par Ludovic Fagaut.
Des révélations qui mettent l’exécutif sous pression
Dans son édition récente Mediapart et le pure player local « le Chni » évoquent plusieurs contenus publiés sur un compte Facebook attribué à Franck Bernard. Les deux médias parlent de publications à caractère raciste, homophobe et anti-LGBT+, provoquant immédiatement une vague de réactions dans les rangs de la gauche et des écologistes. Dès l’ouverture du conseil communautaire, Ludovic Fagaut a pris la parole pour évoquer le sujet. Le président LR de Grand Besançon Métropole a reconnu la gravité des éléments révélés tout en indiquant ne pas cautionner les contenus évoqués. Il a néanmoins appelé à prendre le temps d’examiner la situation avant toute décision. Dans l’assemblée, plusieurs élus communautaires ont réclamé des mesures fortes. Certains ont évoqué des propos « incompatibles » avec les responsabilités exercées au sein de la métropole. D’autres ont dénoncé une banalisation de l’extrême droite dans l’exécutif communautaire.
Une élection déjà très contestée
L’élection de Franck Bernard comme vice-président, le 20 avril dernier, avait déjà suscité une forte polémique. Pour la première fois, un élu identifié au RN intégrait le bureau exécutif de Grand Besançon Métropole. A gauche, plusieurs élus avaient alors parlé d’« une ligne rouge franchie ». Les écologistes et les élus communistes dénonçaient une recomposition politique inquiétante au sein de l’agglomération bisontine après la perte de la présidence par Anne Vignot et la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut. La majorité défendait au contraire une logique de représentation territoriale des communes de l’agglomération, estimant que la désignation de Franck Bernard relevait davantage des équilibres géographiques que d’un accord politique avec le RN.
Franck Bernard se défend
Invité à s’exprimer durant la séance, Franck Bernard a reconnu que le compte Facebook évoqué était bien le sien, tout en contestant les accusations portées contre lui. L’élu affirme ne pas être raciste ni anti-LGBT et estime être devenu « l’homme à abattre » depuis son élection au sein de l’exécutif métropolitain. Ses explications n’ont toutefois pas suffi à apaiser les tensions. Plusieurs élus ont continué à réclamer son retrait du bureau communautaire ou sa démission.
Une majorité fragilisée
Pour Ludovic Fagaut, le dossier devient désormais hautement sensible politiquement. Car au-delà du cas personnel de Franck Bernard, cette affaire symbolise les nouvelles fractures politiques qui traversent Grand Besançon Métropole depuis l’alternance de 2026. La droite contrôle désormais l’agglomération après plusieurs années de gouvernance écologiste. Mais l’entrée d’un élu RN dans l’exécutif métropolitain ouvre un débat inédit sur les alliances locales et sur la place de l’extrême droite dans les institutions intercommunales.
Dans ce contexte, les prochains conseils communautaires pourraient continuer d’être marqués autant par les grands dossiers métropolitains — transports, urbanisme, finances ou environnement — que par cette crise politique persistante autour de Franck Bernard.
Du 1er au 6 juin prochains, le collectif « Comité pour Clément - Besançon » organisera la deuxième édition du « Besac Antifa Fest ». Pendant une semaine, conférences, débats, mobilisation militante, village associatif et concerts se succéderont dans plusieurs lieux de Besançon autour des questions de discriminations, d’extrême droite et d’engagement citoyen.
Un festival né de l’hommage à Clément Méric
Le collectif bisontin s’inscrit dans la continuité des rassemblements organisés depuis 2013 après la mort de Clément Méric, jeune militant antifasciste tué à Paris par des militants néonazis.Toufik, membre du comité, rappelle la volonté de transformer ce rendez-vous commémoratif en un événement plus large et durable. Pour les organisateurs, le festival doit avant tout permettre « de construire quelque chose autour de la lutte contre les discriminations », à travers des échanges, des rencontres et des actions collectives.
Une semaine de conférences sur des sujets variés
Comme lors de la première édition organisée l’an dernier, le festival s’articulera autour d’une série de conférences ouvertes au public entre le 1er et le 5 juin. Les thèmes abordés seront multiples : violences psychiatriques, liberté de la presse face à l’extrême droite, guerre d’Algérie, situation en Palestine ou encore place des mouvements religieux conservateurs dans l’éducation. Parmi les intervenants annoncés figurent notamment l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, invité pour une conférence autour de la situation à Gaza et en Cisjordanie, ou encore le prête catholique Lucien Converset, qui reviendra sur son expérience d’appelé durant la guerre d’Algérie. La journaliste indépendante Jeanne Casez participera également à une rencontre consacrée à « l’extrême droite religieuse et l’éducation nationale ».
L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise
Une inquiétude face à la progression de l’extrême droite
Au-delà de l’événement lui-même, le collectif assume une lecture politique du contexte actuel. Toufik évoque « un climat de plus en plus préoccupant » et estime que la progression des idées d’extrême droite dépasse largement le seul cadre électoral. Le militant cite notamment « une adhésion de plus en plus large » dans certains secteurs de la société et des médias. Dans ce contexte, le comité défend une stratégie reposant sur « l’éducation populaire », les échanges et la construction de collectifs locaux.
L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise
Une mobilisation prévue le 6 juin
Le point culminant du festival se déroulera samedi 6 juin place Granvelle avec une mobilisation appelée par une soixantaine d’organisations issues du milieu associatif, syndical et militant. Un cortège doit parcourir le centre-ville avant l’ouverture d’un village associatif réunissant plusieurs structures locales engagées, librairies alternatives et animations militantes. La journée se terminera par plusieurs concerts et spectacles, dont un drag show, une programmation rap et un DJ-set. Les organisateurs insistent sur l’ouverture du festival « à toutes et tous » et rappellent que l’événement entend lutter contre « l’ensemble des phénomènes de discrimination, d’exclusion et d’ostracisme ». « Il n’y a pas que l’extrême droite électoraliste classique qui constitue cette réalité », souligne Toufik, qui revendique pleinement l’identité antifasciste du collectif.